| LA
SORCIERE
Il
existait, il y a bien
longtemps, dans un petit village
au pied d’une montagne, une
personne âgée, très âgée,
qui habitait toute seule dans
une petite cabane, on l’appelait
la sorcière.
Tous
les enfants en avaient très
peur et le soir blottis sous
leurs chaudes couettes, ils
se racontaient des
histoires sur la méchante sorcière,
que du reste ils ne connaissaient
pas.
Dans
une maison de campagne un peu
isolée du village, vivait une
famille, le papa, la maman ,
un petit garçon, Sylvain et
sa petite sœur Mérédit. Sylvain
était un gentil bambin, il travaillait
fort bien à l’école, au cours
élémentaire de première année.
Il demandait chaque année en
cadeau pour Noël, un cheval,
mais un vrai beau cheval. Ses
parents refusaient, ils ne pouvaient
pas acheter un cheval avec leur
maigre salaire ! ! ! ! Ils en
étaient très malheureux.
Un
matin de décembre, quelques
jours avant Noël et comme tous
les matins, SYLVAIN partit
pour l’école à pied, avec ses
petits copains du quartier.
L ‘ hiver était très froid,
dans la journée la neige se
mit à tomber, les enfants ravis
attendaient avec impatience
l’heure de la sortie.
SYLVAIN Aurait bien voulu jouer
avec ses petits copains, mais
il savait bien qu’il ferait
nuit très tôt ce soir là, que
ses parents s’inquièteraient
s’il n’arrivait pas à l’heure,
alors avec ses copains du quartier
ils reprirent le chemin de la
maison.
Il
faisait très froid, la neige
craquait sous les pieds et le
petit garçon aperçu au loin
une ombre noire qui bougeait
dans la blancheur neigeuse du
soir. Il dit a ses amis «
que voyez -vous au loin,
la bas, au bout du chemin ?
Un
loup ? dit un enfant
».
Non
, ça bouge trop lentement «
dit SYLVAIN,
Attendons
nous verrons bien
Et
lorsque la silhouette enfin
fut plus visible, il comprirent
que c’était une personne. Ils
se rapprochèrent et virent une
pauvre mémé, toute courbée,
par le poids du lourd fagot
de bois qu’elle transportait.
SYLVAIN
dit « voulez vous
que je vous aide à transporter
votre fagot de bois ?
-
Oh ! oui c’est si lourd et puis
avec cette neige, je n’arrive
plus à marcher ! !
- et
vous habitez loin ? demanda
le petit garçon
- la
bas, tu vois la cabane au pied
de la colline, c’est là que
je vis, tu peux le laisser devant
la porte.
Sylvain
prend le fagot et d’un pas décidé,
part vers la petite maison.
La vieille dame dit aux enfants
:
- Gardez
bien son cartable, attendez
le, vous avez là un gentil petit
copain
Après
un long moment, tout heureux
et essoufflé, SYLVAIN
Arrive
et dit :
-
Voilà,
ce soir vous allez pouvoir
faire un bon feu et vous réchauffer
- Merci
mon garçon, dit la veille
femme, tu seras récompensé de
tellement de gentillesse,
c’est si rare et puis
tu sais, ici on m’appelle la
sorcière, c’est vrai, j’ai un
pouvoir magique, mais je ne
l’utilise que pour les gens
qui sont gentils et que pour
faire le bien, jamais le mal.
Ici
les gens ne m’aiment pas, ils
ont peut être peur de moi !
! et toi mon bon garçon as tu
peur de moi ?
- Oh
! non dit SYLVAIN,
- Allez,
maintenant rentrez chez
vous, les enfants, la nuit arrive
et vos parents seront dans le
souci.
Tout
en continuant leur route, les
enfants décidèrent de ne pas
dire à leurs parents qu’ils
avaient rencontré la sorcière.
En
arrivant à la maison, SYLVAIN
fit le récit de sa journée
à l’école, en parlant des boules
de neiges, de la fête de Noël
Le
soir venu les enfants allèrent
au lit et ne dire mot.
Au
petit matin, comme chaque jour,
la maman appela
les
deux enfants, qui firent un
brin de toilette, prirent leurs
Cartables
et avec beaucoup de cris et
de bousculades vinrent
S’asseoir
sur le banc devant la grande
table.
Les
carreaux de la fenêtre étaient
couvert de buée, SYLVAIN se
leva pour voir s’il y avait
beaucoup de neige
Il
essuya la vitre et poussa un
cri, si fort !
« - un Cheval blanc , blanc
!! un cheval, qu’il est beau
! !
- un
cheval ? dit la maman, il s’est
peut être perdu !
- mais
non , dit la petite fille, c’est
la sorcière
- pourquoi
la sorcière ? demande papa
Alors,
les deux enfants, racontent
en même temps, avec des yeux
pétillants de joie, la rencontre
de la veille, la gentillesse
De
SYLVAIN, les paroles de la sorcière.
Le
papa et la maman se regardent,
ils sourient avec des larmes
dans les yeux, ils sont si heureux,
eux trop pauvres pour
offrir un cheval à SYLVAIN
! ! !
- c’est
merveilleux dirent-ils, c’est
bien SYLVAIN tu es un
bon garçon, tu es récompensé,
tu as été très gentil . »
La
joie du petit garçon était si
grande qu’il ne pouvait plus
parler, il alla caresser le
cheval, il l’appela BLANDIN
c’était le nom du
cheval de ses rêves et tous
deux partirent dans les
bois pour une longue promenade.
BLANDIN fut très heureux
dans cette famille il fut le
rayon de soleil, cajolé, choyé,
libre et heureux.
Une
bonne action est souvent récompensée,
faire
le bien autour de soi, donne
la joie
alors
pourquoi pas toi ?
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